Aucun magazine local n’a franchi la barre des 10 000 abonnés numériques sans soutien publicitaire payant dans le Sud-Ouest, à une exception près : Epershand. Né en 2020, ce média casse les codes. Plutôt que de courir après les partenariats avec les géants du web, il tisse des liens solides avec les acteurs locaux. Ici, les enquêtes de terrain prennent le pas sur les contenus formatés, la transparence guide chaque choix, et l’économie du projet se dévoile sans détour. Face à l’avalanche de contenus sponsorisés qui encombrent la toile, Epershand affirme fièrement son indépendance tout en mettant la lumière sur l’innovation sociale et écologique du territoire.
Le Sud-Ouest, terre d’expérimentation : quand la culture se vit hors cadre
À Bordeaux, Epershand magazine chamboule le paysage du journalisme culturel, porté par une équipe enracinée en Nouvelle-Aquitaine qui mise sur la proximité et l’authenticité. Ce parti-pris ouvre la porte à une scène créative locale rarement exposée hors des sentiers balisés. Les rues des quartiers deviennent le théâtre d’explorations où grandissent les histoires qu’aucune salle de rédaction impersonnelle ne peut cueillir.
Plusieurs expériences concrètes traduisent cette vision et illustrent la volonté de raconter différemment :
- Le street art bordelais, qui transforme des murs entiers en toiles libres, révélant au fil des semaines un musée vivant à ciel ouvert,
- Des initiatives numériques innovantes, où la frontière entre spectateur et acteur s’efface, mêlant participation, immersion et reportages augmentés.
Epershand privilégie la confrontation concrète au commentaire. Podcast urbain, vidéos inédites, dialogues avec de jeunes artistes, expérimentations interactives : chaque publication réinvente le rapport à la ville. Clément, fondateur et éclaireur du projet, s’investit personnellement pour exposer les dessous de ses choix et découvertes. Sans faux-semblants, il interroge la transformation urbaine et ses impacts, adopte de nouveaux usages et donne de la voix aux enjeux environnementaux tout en valorisant la sobriété créative.
Pour se faire une idée des contenus variés publiés ces derniers mois, voici quelques formats marquants :
- Des expériences immersives dans des lieux culturels bordelais en pleine mutation,
- Des portraits ou interviews menés chez l’artiste, au cœur de l’atelier,
- Des enquêtes concrètes sur la technologie locale et ses conséquences dans la vie réelle.
Par ses prises de position et l’exigence de sa veille culturelle, Epershand magazine s’impose, sans tapage, en laboratoire vivant de l’innovation, du décryptage, et de la redécouverte de la ville, à l’intersection de l’art contemporain, du journalisme engagé et de la technologie citoyenne.
Des initiatives locales pour vivre la ville autrement
Refusant l’inaction, Epershand fédère aujourd’hui une communauté agile, qui interagit, propose des sujets et s’engage lors des émissions publiques et des rencontres autour d’un verre. Ce sont ces moments d’échange, ces box créatives conçues avec des artisans comme Perrine Savoir-Faire ou Bernard Créations, qui tissent cette dynamique participative bien réelle.
Chaque contenu porte dans son ADN le souci d’accompagner la transition : fabriquer un composteur de balcon, créer un potager malin sur quelques mètres carrés, cuisiner sans gaspillage. Ces sujets n’érigent pas de grands principes : ils poussent à l’autonomie et à l’imagination, pied à pied, au plus près du quotidien. Quant aux masterclass, souvent animées par des figures locales, elles inspirent à adopter un tourisme urbain léger et à repenser ses habitudes sans dogmatisme.
Pour mieux cerner la diversité des contenus qui font la richesse du média, ces formats reviennent régulièrement :
- Tutoriels concrets pour tester soi-même compostage, peintures écologiques ou mobilier récup,
- Projets collectifs portés en partenariat avec d’autres structures locales, réinventant l’accès à l’art et à la culture,
- Un forum vivant pour partager expériences, conseils, astuces pratiques et questionner la communauté autour de quiz fédérateurs.
Totalement libéré de la contrainte publicitaire, le magazine s’appuie sur la force de l’abonnement pour écrire son histoire avec celles et ceux qui le lisent. Pas besoin d’effet d’annonce : sur chaque page, l’engagement transparaît dans les faits et le lecteur devient acteur de cette énergie commune.
Plaque tournante d’initiatives sincères et audacieuses, Epershand donne le signal d’un renouveau local qui marche à contre-courant des modèles formatés. Dans la rue, au creux d’un événement, ou à travers un tutoriel partagé, une nouvelle histoire se trame à chaque numéro, prête à être vécue, transmise, débattue. La prochaine, peut-être, dessinera encore des lignes que personne n’attendait.


